UFO Intelligence CenterUIC
Retour à l'accueil

· UFO Intelligence Center — Archives

Bataille de Los Angeles 1942 : l'OVNI qui defie l'armee americaine

Bataille de Los Angeles 1942 : l'OVNI qui defie l'armee americaine

Photo: Ahmad Pishnamazi sur Unsplash

Dans la nuit du 24 au 25 fevrier 1942, l'armee americaine tire plus de 1 400 obus sur un objet stationnaire au-dessus de Los Angeles, sans parvenir a l'abattre ni meme l'endommager. Aucun avion ennemi, aucun debris, aucune explication officielle coherente ne sera jamais fournie. Cet evenement reste l'un des premiers incidents UAP documente par une action militaire directe sur le sol americain.

## Les faits établis Dans la nuit du 24 au 25 février 1942, à 02h25 heure locale, les autorités militaires américaines déclenchent un black-out total sur Los Angeles, Californie, et ses environs immédiats. L'alerte aérienne mobilise immédiatement les unités de défense côtière stationnées sur la côte Pacifique, dans un contexte de tension extrême consécutif à l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, survenue le 7 décembre 1941, moins de onze semaines plus tôt. À 03h16 précises, les batteries anti-aériennes de la 37e Brigade de défense côtière de l'armée américaine (United States Army 37th Coast Artillery Brigade) ouvrent le feu sur un objet identifié par les opérateurs radar et les guetteurs visuels au-dessus de la zone urbaine. Le tir se poursuit pendant 1 heure et 25 minutes consécutives, mobilisant l'ensemble des ressources anti-aériennes disponibles dans le secteur. Au total, 1 440 obus d'artillerie de calibre 90 mm (correspondant à des projectiles pesant environ 10,6 kilogrammes chacun) sont tirés en direction de l'objet. Malgré la densité de feu exceptionnelle, aucun débris, aucun appareil abattu, et aucun fragment identifiable ne sont retrouvés sur le sol au terme de l'engagement. L'objet visé reste stationnaire ou se déplace à une vitesse extrêmement réduite, estimée entre 0 et quelques kilomètres par heure, pendant toute la durée des tirs. Ce comportement est incompatible avec celui d'un aéronef conventionnel de l'époque, qui aurait été contraint de maintenir une vitesse minimale pour rester en vol. Cinq civils périssent durant l'alerte : trois dans des accidents de la circulation provoqués par le black-out intégral, et deux victimes d'infarctus du myocarde attribués à la panique et au stress de l'événement. Aucun soldat ni aucun équipement militaire n'est endommagé par l'objet en question. Un photographe du Los Angeles Times capture dans la nuit une photographie devenue immédiatement iconique : on y distingue plusieurs faisceaux de projecteurs convergents vers un point lumineux diffus, au-dessus duquel des nuages d'éclatement d'obus sont clairement visibles. Cette image est publiée dès le 26 février 1942 et reste à ce jour le document visuel principal de l'événement. --- ## Les témoignages principaux Des dizaines de milliers de civils sont réveillés par le bruit des canons et observent la scène depuis les rues et les toits de Los Angeles. Plusieurs témoins décrivent un objet de grande taille, arrondi ou en forme de disque, illuminé par les projecteurs et demeurant parfaitement immobile sous les tirs. Leurs descriptions convergent sur un diamètre apparent important, estimé par certains à plusieurs dizaines de mètres. Le colonel William J. Goss, officier commandant les batteries anti-aériennes engagées cette nuit-là, confirme dans ses rapports officiels que les opérateurs radar ont détecté une cible réelle et que les guetteurs en ont confirmé la présence visuelle. Son rapport interne souligne l'absence totale de résultat après 1 440 tirs, ce qui constitue, selon ses propres termes, une anomalie opérationnelle inexpliquée. Des membres de l'United States Army Air Forces stationnés dans la région rapportent n'avoir intercepté aucun appareil ennemi lors de sorties de patrouille effectuées dans les heures suivant l'alerte. Les registres de vol de la nuit du 24 au 25 février 1942 ne mentionnent aucun contact visuel avec un aéronef hostile, américain ou étranger, dans le périmètre concerné. Plusieurs témoins civils de l'époque, dont des voisins de quartier et des employés des services d'urgence, décrivent une lumière orangée ou jaunâtre, stable, sans bruit de moteur perceptible malgré la proximité relative de l'objet. L'absence de son associé à un objet volant reste l'un des éléments les plus frappants des témoignages recueillis dans les jours suivants par la presse locale. --- ## La réponse des autorités Le 25 février 1942, au lendemain immédiat de l'événement, le secrétaire à la Guerre Henry L. Stimson tient une conférence de presse au cours de laquelle il qualifie l'incident de fausse alerte liée à « l'hystérie de guerre » (war nerves). Il suggère que des ballons météorologiques ou des aéronefs civils non identifiés ont pu déclencher la réaction des défenses côtières. Le secrétaire de la Marine Frank Knox formule quant à lui une explication différente lors de sa propre déclaration officielle : selon lui, l'ensemble de l'incident serait imputable à un ou plusieurs ballons météorologiques dérivant au-dessus de la ville. Cette divergence de version entre deux membres du même cabinet présidentiel est immédiatement relevée par la presse américaine et nourrit la suspicion publique. Le président Franklin D. Roosevelt ne s'exprime pas personnellement sur l'incident. La Maison-Blanche maintient une position de neutralité, renvoyant aux déclarations des secrétaires concernés, sans jamais produire de rapport unifié et définitif sur la nature de l'objet visé. En 1983, le Bureau of Air Force History (Service historique de l'armée de l'air américaine) publie une réévaluation de l'incident. Il conclut à une probable « sur-réaction aux tensions de guerre » et identifie de possibles ballons météorologiques comme déclencheurs de l'alerte, tout en reconnaissant explicitement qu'aucune preuve matérielle n'a jamais été retrouvée pour étayer cette thèse. --- ## Analyse et controverses L'une des premières zones de controverse porte sur la cohérence physique de l'hypothèse du ballon météorologique. Un ballon de ce type, soumis à 1 440 obus de 90 mm tirés en concentration sur une durée de 1 heure et 25 minutes, aurait été détruit ou dévié de sa trajectoire en quelques secondes. L'objet observé en 1942 demeure stationnaire pendant toute la durée du tir, ce qui invalide mécaniquement cette explication pour de nombreux analystes. La photographie du Los Angeles Times, examinée à plusieurs reprises depuis 1942, a fait l'objet d'analyses numériques au cours des décennies suivantes. Certains chercheurs, notamment des membres du Centre for UFO Studies (CUFOS), estiment que la forme visible sous les projecteurs présente des contours réguliers et une géométrie incompatible avec celle d'un ballon souple en dérive. D'autres experts en photographie arguent que les conditions de prise de vue nocturne rendent toute conclusion morphologique prématurée. La divergence entre la version du secrétaire Stimson et celle du secrétaire Knox n'a jamais été officiellement résolue. Cette contradiction, constatée dès le 25 février 1942, demeure l'une des anomalies administratives les plus citées par les chercheurs en phénomènes aérospatiaux non identifiés. Une administration de guerre rigoureuse produisant deux explications contradictoires le lendemain même d'un incident est, en soi, un fait documenté et significatif. Le contexte géopolitique joue un rôle crucial dans l'interprétation de l'événement. L'armée américaine, traumatisée par la surprise de Pearl Harbor, avait de puissants motifs institutionnels pour ne pas reconnaître publiquement une incapacité à identifier ni à abattre un objet survolant Los Angeles. La minimisation rapide de l'incident peut s'analyser comme une réponse de communication de crise autant que comme un récit factuel. Des enquêteurs indépendants, dont certains membres du Mutual UFO Network (MUFON), ont établi des rapprochements entre cet événement et d'autres signalements de 1942 dans le Pacifique, notamment les observations de « foo fighters » rapportées par des pilotes alliés et ennemis à partir de la même période. Ces parallèles restent à ce jour non vérifiables dans un cadre scientifique rigoureux. --- ## Héritage et importance La bataille de Los Angeles du 25 février 1942 constitue le premier cas documenté d'engagement militaire massif contre un objet aérien non identifié dans l'histoire contemporaine des États-Unis. À ce titre, elle occupe une place fondatrice dans la chronologie des phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN/UAP), antérieure de cinq ans à l'affaire de Roswell (juillet 1947) et au début officiel des programmes d'enquête gouvernementaux. L'incident précède de plusieurs années la création du Project Sign (1948), du Project Grudge (1949) et du Project Blue Book (1952–1969), les trois programmes successifs d'investigation militaire américaine sur les objets volants non identifiés. Plusieurs historiens de ces programmes, dont le Dr. J. Allen Hynek, consultant scientifique du Project Blue Book, ont cité la bataille de Los Angeles comme un précédent qui aurait dû conduire à une investigation formelle dès 1942. Sur le plan médiatique et culturel, la photographie publiée par le Los Angeles Times le 26 février 1942 est reproduite dans des centaines d'ouvrages, documentaires et publications spécialisées depuis huit décennies. Elle est régulièrement classée parmi les documents photographiques les plus importants de l'histoire des UAP par des organismes tels que le CUFOS et le MUFON. L'événement a également inspiré des productions cinématographiques, dont le film 1941 (1979) réalisé par Steven Spielberg, qui en propose une version satirique. Cette inscription dans la culture populaire a contribué à maintenir l'incident dans la mémoire collective américaine bien au-delà des cercles spécialisés. Du point de vue de la politique de défense aérienne, la bataille de Los Angeles a mis en évidence des lacunes majeures dans les systèmes de coordination et d'identification ami-ennemi (IFF, Identification Friend or Foe) de l'armée américaine en 1942. Ces lacunes ont contribué à accélérer le développement de protocoles de défense aérienne plus rigoureux dans les mois et années suivants. Enfin, l'incident demeure officiellement non résolu à ce jour. Aucune agence gouvernementale américaine n'a produit de rapport définitif établissant avec certitude la nature de l'objet engagé par la 37e Brigade de défense côtière dans la nuit du 24 au 25 février 1942. En l'état des archives déclassifiées disponibles, la bataille de Los Angeles reste l'un des cas les mieux documentés et les moins expliqués de l'histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés au XXe siècle.

Questions fréquentes

Que s'est-il passe exactement lors de la bataille de Los Angeles en 1942 ?
Dans la nuit du 24 au 25 fevrier 1942, les batteries anti-aeriennes de la 37e Brigade de defense cotiere americaine ont ouvert le feu a 03h16 sur un objet non identifie stationnaire au-dessus de Los Angeles. Plus de 1 400 obus de 90 mm ont ete tires pendant 1h25. L'objet n'a pas ete abattu, aucun debris n'a ete retrouve, et aucun appareil ennemi japonais n'a ete identifie avant, pendant ou apres l'incident.
Quelle est l'explication officielle de la bataille de Los Angeles ?
Les autorites americaines ont fourni deux versions contradictoires. Le secretaire a la Guerre Henry Stimson a parle d'une fausse alerte causee par l'hysterie de guerre, tandis que le secretaire de la Marine Frank Knox a evoque un ballon meteorologique. Cette contradiction entre deux membres du gouvernement n'a jamais ete resolue officiellement, alimentant les theories alternatives depuis plus de 80 ans.
Y a-t-il eu des victimes lors de la bataille de Los Angeles ?
Oui, cinq civils sont morts durant l'alerte, mais aucun par tir ennemi. Deux personnes sont decedees de crises cardiaques liees au stress de l'alerte, et trois autres ont perdu la vie dans des accidents de voiture survenus pendant le black-out impose sur la ville. Aucune victime n'est a deplorer cote militaire, et aucun pilote ennemi n'a ete fait prisonnier ou tue.
La photo de la bataille de Los Angeles est-elle authentique ?
La photographie publiee par le Los Angeles Times le 26 fevrier 1942 est authentique et non retouchee pour l'epoque. Elle montre plusieurs faisceaux de projecteurs convergeant vers un point lumineux dans le ciel nocturne. Des analyses modernes ont tente d'identifier l'objet eclaire, sans resultat definitif. L'image reste l'un des documents visuels les plus cites dans la litterature sur les OVNIs et les UAP historiques.
Pourquoi la bataille de Los Angeles est-elle importante dans l'ufologie ?
Cet evenement est capital pour plusieurs raisons : il implique une reponse militaire massive et documentee contre un objet non identifie, il survient dans un contexte de guerre rendant toute negligence improbable, et les explications officielles restent contradictoires. C'est l'un des rares cas ou l'armee americaine a engage le combat contre un UAP, sans resultat. Il precede de cinq ans le terme 'soucoupe volante' et constitue un precedent historique majeur.
L'objet vise lors de la bataille de Los Angeles etait-il japonais ?
Non. Le Japon a officiellement nie toute presence d'appareils au-dessus de Los Angeles cette nuit-la, et cette declaration a ete confirmee par des enquetes americaines posterieures, notamment un rapport du Bureau de l'histoire de l'armee americaine en 1983. Aucun avion, sous-marin lanceur de drone ni ballon de combat japonais n'a pu etre rattache a l'incident. L'hypothese d'un appareil ennemi classique est aujourd'hui generalement ecartee par les historiens militaires.

Source

Source originale: UFO Intelligence Center — Archives

Voir aussi

Affaire Roswell 1947 (États-Unis) : crash OVNI ou ballon espion ?

· UFO Intelligence Center — Archives

Affaire Roswell 1947 (États-Unis) : crash OVNI ou ballon espion ?

Le 8 juillet 1947, la base aérienne de Roswell déclenche une onde de choc mondiale en annonçant la récupération d'un disque volant au Nouveau-Mexique, avant de se rétracter dès le lendemain sous pression hiérarchique. L'officier de renseignement Jesse Marcel et d'autres témoins maintiennent avoir manipulé des matériaux aux propriétés inconnues, incompatibles avec un simple ballon-sonde. Fondatrice du mythe du cover-up ufologique américain, l'affaire Roswell reste, près de huit décennies plus tard, le cas le plus emblématique et le plus controversé de l'histoire des PAN.

Le Pentagone émet une dérogation juridique pour les lanceurs d'alerte sur les PAN

· DefenseScoop

Le Pentagone émet une dérogation juridique pour les lanceurs d'alerte sur les PAN

Le département de la Guerre a annoncé le 14 septembre 2026 une dérogation juridique ciblée établissant un mécanisme de divulgation autorisé et juridiquement protégé permettant au personnel actuel et ancien de fournir des informations relevant de la défense nationale liées aux PAN à des représentants désignés de l'initiative PURSUE. Cette dérogation lève les obstacles en autorisant explicitement les divulgations couvertes sans déclencher de sanctions pour rupture d'accord ni de violations standard des accords de confidentialité, répondant ainsi à des préoccupations de longue date exprimées par des personnes ayant une connaissance directe des programmes liés aux PAN.

Incident de la forêt de Rendlesham 1980 Royaume-Uni

· UFO Intelligence Center — Archives

Incident de la forêt de Rendlesham 1980 Royaume-Uni

En décembre 1980, des soldats américains stationnés à RAF Woodbridge signalent un engin triangulaire posé dans la forêt de Rendlesham, au Suffolk. Le sergent Penniston affirme avoir touché la coque et copié des glyphes, tandis que le lieutenant-colonel Halt documente l'événement sur cassette audio et rédige un mémorandum officiel au ministère de la Défense britannique. Des relevés de radioactivité anormaux sur les traces d'atterrissage et des témoignages militaires de haut rang font de cet incident l'un des cas OVNI les mieux documentés de l'histoire.

Découvrez les Lettres Ummites

Une archive de lettres attribuées à des extraterrestres d'Ummo, abordant sciences, philosophie et nature de l'univers.

Parcourir les lettres