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Lettre Ummite#1226

Lettre Ummo 1226

29/04/18 Dans le cadre physique réel, l'information se propage en suivant l'ondulation spatio-temporelle minimale existant entre la Terre et OUMMO à une vitesse dépendant du flux d'entropie, globalement constant pour l'ensemble du WAAM. Sans l'influence de la matière imaginaire des WAAM contigus, le chemin suivi dépendrait entièrement de la topologie du WAAM et le décalage temporel serait alors uniquement dû à la courbure locale le long de ce chemin. Cependant, la propagation de l'information reste aussi soumise aux aléas des ondulations du WAAM qui induisent un décalage temporel supplémentaire - positif ou négatif - entre l'émission et la réception de l'information. Ainsi, en fonction des conditions isodynamiques que nous connaissons avec une précision correcte, nous avons pu estimer une déviation temporelle supplémentaire, maximisée à trois minutes, entre les ordonnées temporelles de nos deux planètes au moment de l'entrée de notre peuple dans le quatrième âge d'OUMMO. Contrairement au décalage dû à la courbure spatiale du WAAM, que nous savons calculer précisément, ce décalage supplémentaire ne peut qu'être estimé et non mesuré avec exactitude. Dans le cas d'un message télépathique entre deux OEMMII situés à très grande distance l'un de l'autre (cf. note 2), le lien télépathique peut être assimilé à une communication utilisant comme liaison cohérente le WAAM BOUAWEII BIAEII à l'intérieur duquel le temps de transit de l'information est nul. Aucun décalage temporel n'est cependant perçu lors de la communication télépathique qui paraît instantanée aux deux locuteurs : le WAAM BOUAWEII BIAEII, affranchi de toute notion temporelle, assure uniquement l'acheminement séquentiel de l'information. Toutefois, il existe dans l'absolu un retard au niveau de la perception de l'information par le locuteur passif - récepteur - pour que ce synchronisme apparent puisse être assuré sans violer les principes de causalité qui fondent le WAAM-WAAM. Ainsi, du point de vue d'un observateur virtuel externe au WAAM disposant d'un référentiel temporel propre, le dialogue pourrait sembler clos pour le locuteur qui a amorcé la communication alors que son correspondant n'aurait pas encore entamé le dialogue. Je conçois qu'il est difficile pour vous d'admettre une telle phénoménologie. N'y voyez cependant qu'une explication concordant avec nos propres théories et non le reflet exact d'une réalité qui nous échappe. Note 1 : Vous observez vous-mêmes, sans pouvoir encore l'expliquer, ce phénomène de décalage ordinal entre les positions respectives de votre planète Terre et des sondes spatiales situées à grande distance. Il n'existe aucun ralentissement de leur trajectoire, ni aucune variation réelle de la vitesse des ondes émises par ces sondes le long de leur cheminement vers la Terre. Cela est provoqué par le décalage temporel des objets lointains dû à la seule topologie hyperbolique du WAAM. Le « maintenant » de ces objets lointains est situé en avance de plus d'une seconde par rapport au vôtre. La mesure de la vitesse des sondes, basée sur l'analyse des signaux reçus, semble indiquer un ralentissement du mouvement et une position des sondes plus proche que les prévisions théoriques basées sur un mouvement soumis aux seules lois de la mécanique newtonienne dans un espace euclidien. Le chemin tridimensionnel parcouru par le signal est strictement égal au chemin prévu par votre théorie classique, à la vitesse du signal attendue, mais avec un décalage temporel dépendant de la courbure locale - négative - de l'espace-temps qui réduit les distances réelles entre les objets lointains. Vous pouvez d'ores et déjà estimer localement cette courbure en utilisant les données provenant de vos sondes lointaines Pioneer qui font état d'un décalage temporel de 1,23 ± 0,20 seconde le long d'un chemin équivalent à 1013 mètres. Le chemin spatiotemporel réellement parcouru par le signal est en fait le segment hyperbolique isochrone direct qui sous-tend le chemin tridimensionnel et présente systématiquement une longueur moindre de celle du chemin tridimensionnel apparent. Note 2 : La communication télépathique est irréalisable entre deux OEMMII situés dans deux WAAM distincts possédant des cadres temporels différents car ils deviennent alors non localisables temporellement l'un par rapport à l'autre. Elle reste possible entre deux OEMMII voyageant ensemble dans un même WAAM. Lorsque nous voyageons au sein de nos spationefs dans un autre cadre dimensionnel, la liaison télépathique avec OUMMO reste possible si nous ne changeons pas de référentiel temporel, la modification angulaire des sous particules - OAWOOLEIIDAA - se faisant alors axialement à la dimension temps par une transformation équivalente de l'orientation des trois composantes spatiales et de trois composantes associées à la masse. )+( Pour répondre explicitement à vos interrogations, nous n'altérons pas le référentiel temporel de nos nefs pour voyager selon les conditions isodynamiques propres à ce WAAM et mesurées pour celui-ci. Nous nous projetons parfois temporairement dans OUWAAM en inversant, par rotation de n radians, tous les angles dimensionnels des sous particules. Nous le parcourons localement pour restreindre la durée de nos voyages 1224 / 1373