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Lettre Ummite#160

Lettre Ummo 160

29/04/18 A la surprise générale de tous ceux qui suspectaient le manque d'intéret pour tout ce qui était science ou philosophie (sur ce point l'héritage génétique de la mère fut nul) et par un curieux respect à l'égard de la mémoire de son intelligente génitricel, elle nomma une commission d'experts, en les contraignant par la menace de cruelles représailles, de continuer le grandiose et brutal plan de recherches que sa mère avait commencé à une échelle universelle. Il est aussi très possible que, pressentant sa mort, sa mère exhorta sa fille dans ce sens. Le testament acoustique qui est encore conservé à YOAAGAA et attribué à IE 456, est peut être un apocryphe mais il est difficile d'admettre une autre hypothèse en connaissant la médiocrité intellectuelle de WIE 1 et sa jeunesse. A ce moment là , en l'année 1368 du second temps, UMMOWOA avait déjà commencé à diffuser sa doctrine. Durant la nuit, quand les ouvriers esclaves revenaient de l'OYISAA DOAA (espèce de campement) et après avoir été dévêtus et contrôlés pour éviter le vol du cuivre, ce jeune au regard doux et à la frêle musculature, parlait suavement aux centaines d'hommes qui l'écoutaient en silence tout en machant les longues tiges d' EDIEEDI (plante aquatique et filamenteuse très douce). Ses auditeurs n'étaient pas seulement composés de membres des classes humbles et incultes. Il y avait des techniciens, des médecins, des biologistes, des philosophes, des professeurs... que le régime despotique avait condamnés en les dégradant de leurs fonctions. Cet homme galvanisait tous ceux qui l'écoutaient par la pureté de sa logique, par l'humilité et l'objectivité de ses paroles. Les 1200 TAAU (paragraphes) qu'il nous a légué ont servi jusqu'à aujourd'hui pour nous guider spirituellement. Quand ses gardiens eux-mêmes, touchés par la sublime doctrine, lui offrent un traitement de faveur, malgrè le risque que cela comportait pour eux, il refusa gentiment. Il s'autoqualifia de WOA, conformé en OEMII (corps), et son pouvoir de persuasion est tel que pas un seul des intellectuels qui le suivirent (parmi eux de nombreux psychologues de l'époque) ne put opposer des objections à cette identification. Quelques unes de ses inestimables causeries sont aujourd'hui conservées dans de vieux rouleaux de DOROO (bande optico-acoustique / voir note 4). NOTE 4 : Il existait déjà des techniques rudimentaires d'enregistrement du son: un BUUXIIAO (espèce de membrane MICROPHONE) ( (S43-2)) accouplée mécaniquement à un miroir ( (S43-3)) réfléchit un fin faisceau de lumière sur la bande de DOROO construit avec un composé plastique de rigidité diélectrique élevé (c'est-à-dire très isolant, thermiquement et électriquement). Le faisceau lumineux oscille transversalement, sur la bande (qui se déplace avec une vitesse uniforme) en fonction de la fréquence acoustique transférée à l'élément réfléchissant. Auparavant, la bande a été chargée électrostatiquement au moyen d'un petit générateur ( (S43-4)) (la tension est élevée bien que la charge réelle soit de quelques IUDIIXAA) (Pourrait équivaloir à des microcoulombs) Quand l'IBOZOO (point ou "spot" LUMINEUX) tombe sur la surface du DOROO, il se produit un effet de décharge électrostatique que vous connaissez, l'employant actuellement dans les techniques XÉROGRAPHIQUES. Un dispositif ( (S43-5)) fixe optiquement l'image ondulée au moyen de carbone pulvérulent avec un additif agglomérant. ( (S43-6)) est un dispositif de chauffage à MÉTHANE qui fond le mélange, stabilisant définitivement la fonction acoustique gravée. Grâce à ce système rudimentaire, qui possède une lointaine ressemblance avec les techniques actuelles d'enregistrement photo-optique sur un " film " de la TERRE de type cinématographique, nous est parvenu l'ensemble de l'état culturel de l'époque. 158 / 1373