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Lettre Ummite#189

Lettre Ummo 189

Les concepts pédagogiques qui régissent le système éducatif de notre OOYAA (planète) sont très différents de ceux utilisés par les Terrestres, mais vous ne devez pas vous effrayer si nous vous disons que de nombreuses bases sont découvertes par vos neuropsychiatres sans que vous sachiez encore les appliquer autrement que sous forme rudimentaire et anarchique. C'est ce qui s'est produit avec le concept neurophysiologique d'UNNIOOGOIA (RÉFLÊXES CONDITIONNÉS). Connus par nous depuis de nombreuses années, nous avez régi son application rationnelle dans l'éducation de l'enfant avec un succès qui explique la différence de structure sociale d'UMMO par rapport à celle du Réseau Social Terrestre. Dans votre cas, et malgré le fait que le scientifique russe PAVLOV ait développé très largement l'analyse de ce type de mécanisme nerveux, il est rare de voir parmi vous, (en dehors des professionnels de la Médecine ou des personnes ayant une formation dans le domaine de la psychologie) des gens qui soient capables de donner une réponse cohérente quand on pose une question sur le mécanisme du "réflexe conditionné" ; en supposant bien sûr qu'ils connaissent la signification de ce mot. Pour ceux qui ont eu l'occasion d'assimiler ce concept, nous allons vous l'expliquer avec un exemple facile. Nous pouvons dans un prochain rapport être plus explicite en décrivant le processus nerveux avec plus de détails. Imaginez une fillette à qui l'on offre une nouvelle poupée en peluche noire. Un tel jeu STIMULE LES DÉSIRS DE JEU. Nous appellerons donc cette poupée "STIMULUS CONDITIONNÉ". Nous verrons donc comment la petite UUYIE (FILLETTE) passe un après-midi délicieux, se consacrant à ses fantaisies ludiques. L'attraction et la suggestion provoquée par la poupée est quelque chose que nous considérons naturel et qui possède sa propre explication psycho-physiologique. Quand la fillette est occupée avec son jouet, nous mettons une petite charge explosive, bien entendu inoffensive, dans la maison et nous la faisons exploser. Logiquement le stimulus acoustique provoquera un fort "choc" nerveux, une terreur à cette réponse de peur, terreur que nous appellerons "réponse conditionnée" à l'EXPLOSION ou bien "réponse non conditionnée" à la poupée. Il est clair jusqu'à maintenant que la terreur ne se produira pas par le fait que l'enfant se trouve devant le stimulus de la POUPÉE; elle se produira ou pas indépendemment de ce jouet et subordonné seulement au STIMULUS EXPLOSION. Jusqu'à maintenant tout est normal. Deux STIMULUS différents : poupée et pétard, engendrent des réponses logiques : jeu et pleurs de terreur. Mais continuons l'expérience. Durant les jours suivants chaque fois que vous donnez la poupée à l'enfant et au moment où ses mains entrent en contact avec elle, faites exploser un pétard. Les RÉPONSES de pleurs par le fait de la terreur continueront. Après avoir réitéré l'expérience quelques fois, en présentant simultanément le STIMULUS CONDITIONNÉ (ici le jouet) et le STIMULUS NON CONDITIONNÉ (c'est-à-dire l'explosion) ; supprimons ce dernier. Donnons à l'enfant simplement la poupée en peluche noire. Nous observons alors une curieuse réaction. L'enfant en voyant le jouet réagira en pleurant, terrorisée. Ses arcs réflexes s'associeront de tel mode qu'ils provoquent une RÉPONSE INADÉQUATE AU STIMULUS. A partir de maintenant, chaque fois que nous montrerons la poupée à la fillette de notre expérience, vous aurez la même réaction que celle provoquée par l'explosion. Et même il peut s'être produit une chaîne de réflexes conditionnés qui vont associer pour l'enfant des stimulus comme un morceau quelconque de peluche noire et même la seule couleur noire à la réponse PLEURS. Il se peut que la mère qui ignore la raison des réactions de sa fille soit surprise de la voir pleurer devant un coussin en peluche sans suspecter le mécanisme physiologique qui est en jeu derrière cette étrange conduite. Tout le comportement de l'homme est imprégné de réactions conditionnées. Quand vous écrivez à la machine, quand nous lisons, quand nous nous habillons mécaniquement pendant que nous pensons à d'autres concepts, quand dans notre vie quotidienne nous nous orientons en déambulant dans les rues, ce phénomène physiologique se produit des milliers de fois et sans celui-ci l'homme serait un autre être totalement différent et incapable de développer sa personnalité. Mais vous les terrestres, vous n'avez pas su profiter de vos enseignements. Quand vous eûtes conscience, grâce à Ivan PAVLOV, de ces mécanismes réflexes, vous avez créée fanatiquement toute une doctrine appelée RÉFLEXOLOGIE qui tend à vouloir expliquer toute la conduite de l'homme par les RÉFLEXES CONDITIONNÉS. Avec un enthousiasme débordant, vous avez pensé que grâce à cette découverte, vous pourriez expliquer le DIVIN et L'HUMAIN, tout comme les scientifiques ingénus du 19 ème siècle crûrent qu'ils pourraient expliquer ainsi le concept qu'ils appelèrent le mythe de Dieu. Et comme d'habitude, face à cette importance démesurée du concept des réflexes, nous observons chez vous, après, la plus étrange indifférence pour ses applications. Il est surprenant de voir comment vous parlez de l'importance des bonnes et mauvaises habitudes, en ignorant même que leurs bases sont précisément les "réflexes". Et que vous n'achevez jamais avec bonheur l'éducation de la société en créant ces habitudes, si vous ignorez leurs intimes mécanismes, tout comme le mécanicien d'un avion qui ne sera jamais capable de réparer le rotor d'un turbo s'il ignore ses principes de fonctionnement. Nous ne voyons pour vous qu'une seule solution, dans ce cercle vicieux où s'est introduit le Réseau Social Terrestre (l'extraordinaire importance des réseaux, terme d'application universelle, sera abordée plus loin). Entreprenez immédiatement un programme mondial d'éducation de l'Enfance. En utilisant les moyens que vous apporte la connaissance des lois psychophysiologiques de l'enseignement grâce à la formation scientifique des habitudes par une technique semblable à celle que nous utilisons dans nos UNAWO UI (centre d'enseignement); technique appelée AARUNNIOGOIA (ENSEIGNEMENT AU MOYEN DE RÉFLEXES CONDITIONNÉS). Depuis sa plus jeune enfance, les parents mettent en place sur notre planète un programme basique d'éducation de l'UUGEE ou UUYIE (garçon ou fille). Avant tout nous devons vous avertir d'une chose qui scandalisera sûrement certaines personnes peu formées. Nous essayons d'ajuster notre conduite à ce que nous appelons UAA (LOI MORALE). Nous croyons avec certitude en WOA (Dieu ou créateur), et nous savons que son divin UMMOWOA s'incarna comme Jésus Christ le fit pour vous, en nous apportant des normes sages qui, en tempérant la Loi Naturelle, permirent le développement de la Société de UMMO. Mais notre concept de morale, tout en maintenant l'extraordinaire ressemblance avec celle du Christianisme actuel et avec celle postulée par les moralistes de l'Église Catholique de Rome, présente une structure différente et beaucoup plus flexible. Simplement parce que : Premièrement : nos WOALAOLOO (théologiens) estiment que la morale évolue avec la société qui se développe. Deuxièmement : avec des limites déterminées et dignes d'attention, les NORMES MORALES DE L'INDIVIDU sont fonction de leur structure neurocérébrale et physiologique. Ainsi les obligations et droits moraux de chaque sujet varient entre certaines limites, selon leur personnalité psychologique. Nous ne sommes pas encore arrivés à l'idéal que chaque homme d'UMMO sache avec certitude qu'elle doit être la conduite à suivre pour chaque cas concret et dans chaque état psychologique. Mais nous approchons de l'idéal parce que maintenant, dès l'enfance, nous évaluons la capacité mentale de l'enfant et nous introjectons en lui, lui seul, la portée de ce code moral qui s'adapte à un cerveau type ayant le plus d'analogie avec le sien. Ainsi comme vous qui faites évoluer la morale et dictez les normes collectives pour un groupe social d'un pays ou même d'une région, nous nous recentrons encore plus sur les problèmes intimes de l'individu, en le libérant de l'esclavage des normes standards de conduites qu'il ne pourrait accomplir avec sa mentalité et dans certaines circonstances, en lui évitant cette gamme de complexe qui se créent parmi vous quand la société montre hypocritement du doigt celui qui n'accomplit pas ces normes standard. Ne confondez pas, bien sûr, ce respect de la part de l'individu avec l'amoralité ou la liberté morale, dans laquelle vous tombez précisément parce que vous obligez les autres à suivre des lois auxquelles peut-être ils ne peuvent pas s'adapter. Au contraire ces normes distinctes pour chacun de nous et qui donnent lieu à ce que: ce qui est transgression pour l'un ne l'est pas pour le frère. Ces normes sont rigides et forcent toujours chacun à respecter les droits de ses frères. À la lumière de ces principes, et une fois évaluées comme nous l'avons expliqué les facultés de chaque nourrisson, les parents pourront, avec l'aide du conseil que leur prête notre réseau de XANMO AYUBAA (ORDINATEURS OU CERVEAUX NUCLÉAIRES) éviter les multiples problèmes de l'éducation de l'enfant. Nous voulons attirer l'attention sur quelques points. Depuis de nombreuses années la fécondation et la gestation de l'être humain, hors de la matrice maternelle, sont parfaitement réalisables sur UMMO. Mais ce procédé que vous appelleriez gestation "IN VITRO" nous le considérons antinaturel et attentatoire au dessein de WOA de sorte que cette phase antinaturelle de la vie humaine n'est permise que dans des cas de pathologie concernant la mère. En outre : vers les huit mois de vie foetale, on peut intervenir avec des techniques neurochirurgicales sur le nouvel Être en agissant sur sa structure neurocorticale et sur le canal médullaire, changeant totalement sa personnalité en modifiant ses constantes psychologiques, spécialement son quotient intellectuel ou intelligence. Quand cette possibilité se développa sur notre planète nous crûmes, remplis d'enivrante euphorie, qu'enfin nous avions atteint le but désiré, qu'enfin l'homme s'était délivré de ses tares mentales, qu'indépendamment de WOA nous pourrions RÉGÉNÉRER une autre espèce. Deux voies s'ouvraient pour cela. Le contrôle du code génétique et les modifications sur le cortex cérébral déjà assimilées rendait apparemment faisable ce rêve caressé pendant toute notre histoire depuis que les brutales expériences de vivisection de l'époque d'IE 456 avait ouvert des perspectives futures à cette possibilité. Immédiatement furent commencés les expériences (nous n'étions pas encore arrivés à découvrir les atomes de gaz inerte KRYPTON qui constituent le troisième facteur de l'homme c'est-à-dire l'OEMBUUAW). De nombreux délinquants, des adultes et beaucoup d'enfants furent soumis à de profondes interventions pour modifier le réseau neuronal de leur cerveau. Expliquons sommairement la technique employée : En premier lieu on obtenait une image tridimensionnelle de la structure corticale en employant la technique UULWAAGAA. Les UNNIEAOEMII WIOA (spécialistes du cortex cérébral) analysaient ensuite le réseau neuronal complexe en repérant la présence d'irrégularités congénitales. Une fois le réseau étudié, était réalisée un modèle mathématique d'un réseau amélioré, qui a son tour était représenté par un second modèle "équiforme" (NdT : néologisme) du cortex. C'est-à-dire : une espèce de maquette réalisée au moyen d'alliages divers, chacun d'eux représentant des composants organiques qui sont intégrés dans notre cerveau : ainsi la myéline des neurones était représentée dans ce modèle à une échelle 144/1 par un alliage de chrome. L'intervention chirurgicale (nous l'appelons ainsi incorrectement car nous ne trouvons pas de traduction correcte) pouvait alors être réalisée. Mais avant de poursuivre précisons un nouvel éclaircissement. De nombreuses années auparavant nous avions découvert deux techniques, essentielles dans ce processus. L'une parvenait à provoquer sur un tissu organique sain un processus de nécrose (MORT CELLULAIRE) en localisant cette action traumatisante à une petite zone des tissus avec une précision telle que l'on pouvait détruire une seule cellule sans affecter en rien celles qui l'entouraient. Cet effet peut s'obtenir à distance et sans qu'aucun objet matériel ne pénètre dans les tissus. On emploie un double faisceau de radiations dans le spectre que vous dénommez RAYONS GAMMA. On peut donc par exemple accéder à l'épithélium stratifié de l'oesophage et détruire avec toute précision une de ses cellules pendant que l'opérateur surveille le procédé à travers son écran d'UULWAAGAA (appareil ressemblant à l'équipement de radioscopie terrestre). Les résidus de la destruction sont immédiatement réabsorbés avec plus ou moins de rapidité dépendant du type de tissus traités et d'autres facteurs. Parallèlement à cette technique, nous pouvons transformer le noyau cellulaire de n'importe quel tissu de diverses manières. C'est-à-dire que nous pouvons générer de véritables CELLULES ATYPIQUES ARTIFICIELLES (quelque chose comme un cancer artificiel). Bien sûr, générer les tissus malades n'est pas l'objet, si ce n'est à des fins d'étude. Ce qui est réellement obtenus dans la pratique c'est de changer la nature d'une cellule. Imaginez par exemple une zone envahie par des FI.