← Back to lettersMadame l’épouse de Jorge Barrenechea nommée Carmen Maria.
Nous vous adressons cette lettre mais vous pouvez la reproduire pour l’envoyer à vos frères suivants : DIONISIO GARRIDO JORGE BARRENECHEA RAFAEL FARIOLS (Barcelone) JUAN DOMINGUEZ JUAN AGUIRRE JOSE JORDAN ALBERTO BORRAS LUIS JIMENEZ JOAQUIN MARTINEZ JAVIER MUELA ANTONIO ALBADALEJO (Murcia) FRANCISCO MEJORADA JULIAN BARRENECHEA HILTRUD NORDLIN (Barcelone) J. GARCIA MARTINEZ (Alicante)
Mais je voudrais hommes de la Terre que, tenant compte que dans votre pays vous seuls dirigez les destins de la structure sociale et que c’est la coutume que les lettres vous soient adressées à vos noms, vous considériez que ce rapport est surtout adressé spécialement à mes « Sœurs de sexe » les femmes. Cette fois, je peux les appeler sœurs quoiqu’elles appartiennent à un autre réseau social. Que les épouses et les couples des OEMII cités considèrent que ce message n’appartient pas en propriété à leurs mâles mais à elles.
Adressée à l’épouse de Jorge Barrenechea et à lui-même
Monsieur Jorge,
Au cours de ces derniers jours nous avons été interrogés par vous concernant les thèmes très diversifiés. L’exposition de chacun d’eux occuperait énormément de feuilles de papier. Mais il nous a semblé observer un niveau de forte émotivité dans la question concernant l'arrêt volontaire de la phase de gestation de l’humain naissant. Nous savons que parmi les Hommes de la Terre susciter cette question génère de hauts niveaux d’hypersensibilité émotionnelle et que vous désireriez notre opinion s’y référant, pensant que cela contribuerait à clarifier la nébuleuse polémique suscitée sur OYAAGAA concernant la légitimité ou l’illégalité de cet arrêt.
Avant tout nous voulons vous répéter avec une transparence sans équivoque que nous ne devons pas nous immiscer dans vos débats de caractère éthique. Nos concepts ne sont valables que pour notre communauté sur l’astre froid UMMO et ne doivent pas servir à établir des modèles moraux de comportement parmi les humains de l’astre froid Terre. Pour comprendre notre idée morale sur le problème, vous devez d’abord renoncer à une soumission inconditionnelle à notre doctrine. L’unique manière de focaliser la question sera : Que ferions nous si avec nos actuels schémas bio-éthiques nous avions à faire face à une situation semblable à celle de la Terre (Haut indice d’expansion démographique, risque élevé pour la mère et le conçu dans la phase embryologique, sombres perspectives pour la vie future de l'enfant naissant, pauvre niveau biotechnique dans l’assistance à la gestation, pressions idéologiques à caractère financier, religieux et politique…
Pour comprendre notre idée morale concernant la destruction volontaire du zygote diploïde, ou de l’embryon ou du fœtus au cours de son implantation utérine dans la YIIE (Femme) nous devons d’abord éclairer quelques concepts de base sur la vie, sur la bioéthique et surtout les facteurs transcendants liés à l’organisme. Nous devons préciser que la supposition d'arrêt de la grossesse humaine est quasi inconnue sur UMMO à notre époque. Le contrôle biologique sur le génome de l’enfant, nos possibilités d’assister le cours de la gestation par la biotechnologie (Qui ne se fait jamais « In Vitro » c’est à dire en milieu externe à une matrice dans la YIE malgré la possibilité de développement de l'être en cours de gestation non seulement dans un équipement de laboratoire mais aussi implanté dans une réelle matrice biologique séparée de la femme qui sont parfaitement viables pour nos embryologistes) écarte toute la gamme de risques qui mènent à une déformation tératologique dans l'être à naître et d’atteinte pathologique pour la mère.
La situation sur OYAAUMMO n’est absolument pas comparable à celle de OYAAGAA (Ce mot signifie Astre froid du carré. C’est ainsi que nous appelons la Terre parce que les premiers signaux électromagnétiques reçus de vous rappelaient la figure d’un carré). Nous pensons que le thème de la mort librement induite d’un être à naître quand il n’est pas encore sorti de l’utérus maternel fait sur la Terre l’objet d’une controverse passionnée, suscitant chez certains OEMMII des cris de douleur et chez d’autres de l’indignation pour le manque de liberté de la YIIE (FEMME) de disposer du fruit de sa matrice parce que toutes les parties du litige idéologique ont leur part de raison.
Définissons d’abord un principe bioéthique. Toute consommation de mort d’un être en gestation (dans n’importe quelle phase de l'être en gestation; de son état de zygote diploïde jusqu’à sa phase à caractère fœtal développé) est rejetable comme violation des lois de WOA pour autant que cet anéantissement se réalise frivolement et sans nécessité, quand on ne craint pas des conséquences nocives dans le futur l'être à naître et quand la grossesse a été voulue et assumée avant que la fécondation ne soit consommée. Si la naissance et la gestation n'aura pas d'autres conséquences nocives pour la mère, pour le père ou la société, d’ordre supérieur à celles qui dérivent du préjudice à un processus néguentropique comme l’est l’embryogenèse.
Nous pensons que la discussion entre vous se centre sur deux concepts de base. Vous élaborez des définitions très troubles concernant les deux notions de VIE et de PERSONNE, qui est interprétée de façon différente par les laïques et par les humains religieux et croyants. Pour nous, la vie se définit comme un système ou réseau moléculaire qui suit un principe néguentropique (Entropie décroissante dans le temps) et qui utilise pour ses réactions de contrôle du milieu entropique et néguentropique la codification et l’information engrammée au niveau quantique, biomoléculaire et mesophysique (niveau quantique sur atomes de gaz noble krypton, biomoléculaire au niveau des protéines et des acides nucléiques, mesophysique au niveau des microréseaux neuronaux.)
Tout être vivant est en correspondance de façon biunivoque avec deux Univers extrêmes dans la famille de Cosmos avec des vitesses de lumière C, C, C, C….C (Ces Univers extrêmes étant de masse nulle et de 0 1 2 3 n masse infinie respectivement) La communication avec l’Univers de masse nulle n’est possible que pour l’OEMMII. C’est par ceci que nous nous différencions précisément des organismes NON HUMAINS comme dans le cas de la Terre un protozoaire ou un félin, une spore ou un rein, car nous n’appliquons pas le terme HUMAIN à un organe comme la rate ou le poumon de l’homme mais à la totalité de l’OEMII. Pour nous un organe isolé comme le tronc nerveux, le cervelet ou la vésicule biliaire, constituent des réseaux similaires à un mammifère ou à un conifère. La vie est donc un concept holistique qui intègre un processus matériel, qui s’enrichit en complexité croissante, des entités dont le substrat capable d’engrammer de l’information est logé dans deux autres cosmos et des microréseaux atomiques dont la fonction est de décoder et de codifier. Emettre et recevoir de l’information intercosmique. Le dénominateur commun de tous ces facteurs est la néguentropie.
Nous pourrions cependant tenter une définition simplifiée de la VIE : LA VIE EST NEGUENTROPIE, LA MORT est ENTROPIE. Les caractéristiques les plus accusées sans doute d’un RESEAU biophysique VIVANT sont Primo : ENGRAMMER DE L’INFORMATION AU NIVEAU MESOPHYSIQUE ET MICROBIOLOGIQUE. Secundo : SE REPRODUIRE par ses moyens propres. Tercio : REAGIR face au milieu après captation de l’information. Tercio [sic, il y en a déjà un de tercio…, ndT] Traiter l’information. Quarto : METABOLISER la matière de l’extérieur.
Le concept de PERSONNE n’a jamais été défini sur UMMO. C’est une notion originaire de la Terre qui nous a surpris quand nous sommes venus sur votre Astre froid. En effet. Dans le Domaine scientifique il existe des concepts très diaphanes qui peuvent être compris par un Espagnol, un Anglo-Saxon ou un de mes frères de UMMO. Ainsi, une série de phonèmes comme «MICROONDES » « MICROWAVE » ("OOAYE SAUUA") sont des mots qui dans les diverses langues ont une signification définie. Des oscillations de période très courte et une longueur d’onde centimétrique ou métrique. Un physicien de n’importe quel pays de la Terre n’aura pas de difficulté pour comprendre ces (notions-ci) et d’autres notions comme « électron » ou « rotationnel ». N’importe quel biologiste aura une idée suffisamment claire concernant ce qui s’entend par « Blastomère » ou « cordé ». Il ne s’agit pas de concepts conventionnels mais de correspondances biunivoques entre des paroles et des entités physicobiologiques réelles.
Mais le concept sémantique diffère quand il s’agit de symboles, de codes conventionnels ou de concepts juridiques. Vous utilisez comme symbole de danger le ROUGE, nous le VIOLET, le ROSACE OU LE LILAS. Les nazis de l’Allemagne utilisaient la croix gammée et les concepts juridiques de « personne », « sévices », « époux », « Espace aérien », « Droit Naturel » sont si vagues et évanescents qu’ils recoivent des traitements antagoniques dans le cadre de divers codes législatifs séparés dans l’espace et le temps.
De cette manière, une notion comme PERSONNE ne se définit pas par elle-même sans qu’une commission d’expert juristes ou théologiens CONVIENNENT à une époque et dans un lieu spécifiques de lui octroyer une signification capricieuse. C’est ici que l'être en gestation est considéré par certaines législations comme « objet de Droit » et qu’on lui refuse tout statut juridique dans d’autres cadres légaux. Sommes-nous des personnes pour les juristes de la Terre, nous les frères de UMMO ? Il est évident que nous n’avons pas de personnalité juridique comme les insectes et les champignons n’en ont pas. N’importe quel scientifique de la Terre, s’il nous capturait, pourrait faire de nous l’objet de ses expériences biologiques comme si nous étions des cobayes sans enfreindre aucune loi, car aux yeux du législateur les OEMMII d’un autre astre planétaire n’entrent pas dans son concept de personnes.
Toute discussion sur le fœtus est-il oui ou non une PERSONNE est aussi stérile et incongrue que de commencer une controverse sur le « danger est rouge ou lilas ». Les juristes croyants affirmeront que l’embryon est une « personne », influencés par leur foi religieuse et les législateurs laïques matérialistes préconiseront qu’on ne peut lui concéder ce statut aussi longtemps que l'être à naître ne sort pas de la cavité utérine. Le sujet ne s’épuiserait pas car il y aurait un consensus généralisé pour (en faveur) ou contre puisqu'il ne cesserait pas de se convertir en une convention sans aucune corrélation scientifique. Cela n’apporte pas non plus de lumière de définir l'être en gestation en termes associés à la VIE HUMAINE ou à la NON-VIE. LA VIE HUMAINE est toute portion molaire ou moléculaire de tissus humain (un muscle ou le colon sont des portions molaires. Quelques cellules épithéliales sont des portions moléculaires.) En comprenant comme humaine celle dans le noyau cellulaire desquelles existent 46 chromosomes humains. Mais un de nos doigts ou une cellule du tissu conjonctif du derme contiennent des chromosomes humains et personne ne doute qu’on peut extirper un pouce ou extraire une simple biopsie sans qu’on ne viole la loi morale.
Si l’on objecte que l’embryon ou le fœtus dans l’utérus maternel maintient dans ses noyaux des génomes distincts de ceux de la mère, la question continuera sans s’éclairer car dans le cas d’une greffe de rein ou d’une portion de l’épiderme provenant d’une autre personne la charge chromosomique est distincte. La loi sera-t-elle violée en accusant d’assassinat celui qui, pour des nécessités cliniques, en vient à extirper le tissus implanté ? Comme exemples paraboliques de l’absurde qu’on encourt avec ces arguments fondés sur le concept de la vie humaine, imaginez deux situations qui pourraient se trouver dans l’avenir de la Terre pour autant que la Biotechnique ait acquis le développement suffisant.
Supposez qu’ils extraient d’une YIEE prisonnière qui purge un délit commis par la privation de liberté, une cellule de son corps par une biopsie. Ensuite en divisant par deux sa charge chromosomique et en sélectionnant les chromosomes ils fondent le semi-génome avec celui d’un spermatozoïde masculin au sein d’un ovule étranger vide d’ADN. Suit ensuite un processus de maturation en laboratoire et l’acte suivant, au moyen d’un simple intervention, avec préalable anesthésie et conditionnement du soma féminin pour qu’il n’y ait pas de rejet immunologique, ils implantent l’embryon dans l’utérus de la prisonnière. Violera-t-elle la loi si une fois en liberté, si elle extirpe l’enfant non désiré ?
Dans une autre supposition un biotechnicien réussit à synthétiser au laboratoire comme nous l’avons fait une grande chaîne de gènes correspondant à celle l’être humain. Cela fait de nombreuses années que nous sur UMMO pouvons fondre une grande séquence de nucléotides pour synthétiser des êtres humains bien que dans la pratique le processus se réduit à des études biotechniques sans autres conséquences. Il est évident que ce scientifique peut injecter cette charge dans un ovule ce qui en résumé constitue la structure d’un zygote diploïde.
Lettre Ummite#688