← Back to letters29/04/18 s'agissait d'un confrère à la mentalité paranoïde ou d'un homme avec un étrange sens de l'humour. J'oubliai l'incident que j'avais bien sûr amplement commenté avec mon épouse sur un ton sarcastique. Mais dans les quatre ou cinq jours (Je me rappelle que ce fut avant la nuit de Noël de l'année antérieure) (NdT: Mention manuscrite : 23-12-65, ajoutée en petit et interligne) Notre homme réitéra une fois de plus son appel dans les heures précédant le souper. Je décidai de lui répondre, influencé sans doute par la démangeaison naturelle de la curiosité. L'incalculable érudition du mystérieux communicant m'impressionna encore plus que la nuit précédente. Cette fois, je formulai malicieusement une série de questions dans des domaines aussi divers que l'Histologie, la Chirurgie Rénale, la Biochimie et la technique du Diagnostic par électrocardiogramme. Je suis resté si impressionné par la concision de ses réponses et sa précision dans l'exposé scientifique de celles-ci, si confus et accablé par la conscience de ma propre infériorité professionnelle vis-à-vis de mon étrange interlocuteur, qu'après l'avoir timidement félicité, je lui suggérai que je désirais savoir l'objectif authentique de ses appels. Il insista à nouveau qu'il venait d'un Astre lointain, me faisant observer qu'il comprenait mon scepticisme, qu'il ne s'agissait pas de plaisanter, et qu'il fallait chasser toute idée d'interpréter son attitude à travers une version psychopathologique. Il s'étendit ensuite sur le sujet des délires secondaires symptomatiques de quelques syndromes paranoïaques, dans le but de me démontrer que les arguments possibles qui tentaient de cautionner une interprétation diagnostique d'une maladie mentale, manqueraient de valeur. Moi, j'insistai à mon tour en lui faisant l'objection subséquente, qu'aucun homme de Science ne pourrait accepter "à priori" une affirmation d'une transcendance aussi accusée sans qu'elle soit cautionnée par l'apport de Preuves scientifiques, convaincantes. Mon interlocuteur se montra compréhensif et satisfait. Il approuva mon point de vue en toute simplicité et m'offrit de me remettre un appareil ou dispositif technique en relation avec ma profession dont je ne pourrais pas trouver la plus petite référence concernant son existence sur la Terre. Il me demanda, sur Parole formelle, que l'équipement lui serait retourné intact, sans que j'essaie d'accéder mécaniquement à son intérieur ni que je le détériore, et que seuls Moi et mes familiers les plus proches ayons accès à sa manipulation. Autant de réserves et de restrictions me firent suspecter la possibilité d'une fraude, mais je choisis de taire mes méfiances et d'accepter verbalement le compromis qu'il exigeait de moi. Les appels commençaient à m'inquiéter et j'en parlai avec deux collègues de la Faculté, qui commentèrent joyeusement la provenance hypothétique du mystérieux confrère. Le 3 janvier 1966 (je conserve le coffret en bois et le paquet oblitéré ) je reçus un paquet témoin oblitéré à Madrid emballé dans du papier gris normal. Avec les nom et adresse de l'expéditeur dont j'ai vérifié ensuite qu'ils étaient faux, et avec une adresse dactylographiée (Postérieurement le jeune "Perito Mercantil" cité, m'indiqua qu'elle avait été écrite par lui. A l'intérieur il y avait un dispositif de forme prismatique avec des bords arrondis "en demi roseau", il semblait en acier bien que la surface recouverte d'une couche transparente de vernis si dure qu'il fut impossible de la rayer avec un cristal de carborundum, empêchait d'estimer avec exactitude le type de métal ou d'alliage utilisé. L'appareil avait des dimensions approximatives de 8 x 8 x 5'3 cms. Sur la partie supérieure apparaissait une espèce d'écran carré, semble-t-il, en verre ou en plastique très dur, de couleur opaline. Mon attention a été attirée par le fait que le métal ou l'alliage du coffret paraissait se fondre avec cette plaque translucide de l'écran sans solution de continuité visible. La base ou la face inférieure de l'appareil présentait cinq orifices. L'un d'eux carré les autres de section circulaire et de calibres différents. 847 / 1373
Lettre Ummite#849