← Back to letters29/04/18 beaucoup. Nous étions resté dans la salle à manger à parler, Dei 98 et moi. Quelque chose d'autre nous choqua, avant de commencer à dîner, ils nous demandèrent la permission d'ôter leurs chaussures. La secrétaire se mit à genoux et, avec simplicité, elle ôta les chaussures de sa chef, ensuite ils ôtèrent les leurs. Ils s'assirent durant le repas mais ne parlèrent pas tant qu'elle ne les interrogea pas. Le plus surprenant se passa ensuite : très discrètement, ils nous demandèrent la permission de se retirer. Nous les suppliâmes à nouveau de dormir dans notre lit ou au moins sur le canapé lit, mais ce fut inutile. Dei 98 alla dans la rue. J'appris qu'il se rendait dans un hôtel voisin où ils avaient provisoirement installé une sorte de quartier général. Je crois que leur seule mission était de protéger la demoiselle Yu un. Je crois aussi qu'ils furent quelques-uns à tourner dans les environs toute la nuit. J'ai dit que c'était très surprenant, en effet elle ne voulut même pas accepter la couverture que lui proposait ma femme. Elle nous dit en souriant qu'elle allait tout simplement dormir sur le sol, dans la salle à manger même. Nous étions sans savoir que faire ni que dire. La plus grande qui parlait beaucoup mieux l'espagnol que sa supérieure nous demanda la permission de "mettre quelque chose par terre" et nous dit de ne pas nous inquiéter car le lendemain matin il n'y aurait plus de traces et cela n'abîmerait pas le carrelage. Elle sortit un cylindre d'aspect nickelé qui émit une quantité incroyable de mousse et qui laissa une grande tache sur le sol comme s'il avait été vernis. Nous n'osâmes même pas demander ce que c'était. La demoiselle YU se mit à l'intérieur et nous sortîmes tous les trois. L'autre nous dit qu'elle ne se coucherait pas et qu'elle resterait debout toute la nuit dans le couloir. En rentrant dans notre chambre nous étions ma femme et moi si nerveux et préoccupés que nous n'osions même pas nous déshabiller. Je ne sais pas pourquoi ma femme me rendit de plus en plus nerveux disant que la police risquait de venir, comme si nous étions en train de commettre un crime ou autre chose de mal. Nous étions assis sur le lit sans parler quand au bout de vingt minutes elle se lève en disant qu'elle va demander si elles ont besoin de quelque chose. Au retour elle me raconta : la plus grande se promenait dans le couloir, les bras croisés dans l'obscurité. A voix basse elle lui demanda s'il était raisonnable de lui souhaiter bonne nuit et lui demander si elle avait besoin de quelque chose. L'autre lui dit qu'en effet c'était courtois et qu'elle n'avait qu'à entrer sans appeler; ma femme voulut frapper à la porte mais elle lui dit aimablement que ce n'était pas la peine car elle ne dormait pas encore. Les deux entrèrent. Notre salle à manger a une grande table et une petite dans un coin près du balcon. Le balcon était entr'ouvert. La lumière était éteinte mais ma femme dit qu'au sol à côté d'elle et de la petite table, il y avait une sorte de disque un peu plus grand qu'une pièce de cinquante pesetas qui était très phosphorescent et qui permettait de la voir assez bien. Elle se redressa et ma femme lui demanda si elle désirait quelque chose car elle était très nerveuse en pensant qu'elle manquait de confort. Elle me dit aussi qu'elle portait une espèce de maillot de bain. Comme la lumière était faible elle ne put en distinguer la nature. Elle était au sol sur la tache jaune. Elles échangèrent quelques mots et sortirent de nouveau. Dans le couloir, elle parla avec l'autre. Elles restèrent un long moment à parler à voix basse. Cette "jeune fille" était mariée et son mari était sur UMMO et elle avait été sélectionnée pour venir sur notre planète. Sur UMMO elle était comme un professeur d'une spécialité de mathématiques mais ma femme n'arriva pas bien à m'expliquer quelle était sa mission sur Terre, mais il semble que cela avait un rapport avec l'étude de l'histoire des anciennes sciences physiques de la Terre. Étant au Mexique elle commit une désobéissance et il semble qu'elle subissait une punition en servant de femme de chambre à son chef. Bref une longue histoire. Nous nous levâmes de bonne heure. Elles étaient et se parlaient dans la salle à manger. Elles nous demandèrent l'autorisation d'utiliser la salle de bains. La plus grande se baigna d'abord et YU resta dehors en parlant avec nous. Ensuite elles entrèrent les deux. Le plus curieux est que ma femme constata qu'elles n'avaient pas utilisé ni les serviettes ni le savon alors qu'elles avaient utilisé la baignoire. La tache jaune au sol avait disparu. Même avec une loupe il ne restait rien. Elles ne voulurent pas prendre le petit déjeuner mais insistèrent pour que nous le prenions, ma femme et moi. Il se passa autre chose : Yu un parlait avec nous et l'autre, qui était debout, se mit à regarder avec curiosité en tournant la tête vers les meubles de la salle à manger . La jeune s'en rendit compte et dans sa langue lui dit quelque chose sur un ton qui nous parut doux mais la plus grande, UUO, devint rouge, lèvres tremblantes et larmes aux yeux. Nous avons fait semblant de rien et avons continué de parler. 831 / 1373
Lettre Ummite#833