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Lettre Ummite#856

Lettre Ummo 856

Mon cher monsieur, Je désire vous exposer ci-après l'objet de cette lettre. Il y a quelques trois semaines passées j'ai assisté à une des réunions dont vous êtes le modérateur. Votre nom me fut fourni par un membre qui me renseigna aussi sur les personnes intéressées et autres participants. La visite ne fut pas fortuite. Les références à vos réunions me parviennent par voie directe et je me suis commissionné ce contact avec vous. Il y a plusieurs mois que nous sommes parvenus à prendre contact avec des personnes espagnoles en rapport avec cette affaire. Nous formons une commission française et possédons une documentation abondante. Il est évident que nous désirions jusqu'à maintenant que nos études en l'affaire soient connues. Cette commission a été lancée par deux spécialistes en ingénierie nucléaire qui reçurent une documentation étrange d'hommes inconnus qui assuraient venir d'un astre habité nommé OUMMO. Puis elle eut comme membres des collaborateurs de la revue Planète, mais n'a en rien cette étiquette et nous pourrions établir des contacts avec d'autres spécialistes en France qui à leur tour reçoivent des documents analogues. Dans les premières enquêtes diligentées parmi les membre de notre commission, nous arrivons à des conclusions définies sur la réserve que nous devons tenir vis-à-vis des assertions de ces inconnus communicateurs. Mais l'épuisante documentation, l'ample érudition, les apports techniques originaux de ces textes et un minimum de preuves objectives ont plus tard vaincu le scepticisme officiel. Nous sommes décidés à un interéchange avec vous qui avez reçu, selon nos informations, des documents analogues. Un aimable communicateur m'a informé que des membres de cette commission des Amis de l'espace MM. Garrido, Sesma, Villagrasa recevaient pareillement ces textes. Mais nous sommes décidés à poser des conditions préalables à cet échange de documents. A) S'assurer du caractère idoine de la source des dits documents. B) Décider vos correspondants directs à fermer ces réunions publiques. Nous ne comprenons pas que vous mettiez de côté la réserve nécessaire. Il est indispensable de ne pas admettre les personnes non intéressées du public. Cette exigence est pour nous incontournable et vous devez verrouiller ces séances publiques avant que nos relations puissent s'établir. Vous devez méditer sur la plausibilité de notre exigence et de ses fondements raisonnables. Si, d'un commun accord, vous admettez notre offre vous devez insérer une annonce dans le quotidien ABC Section des petites annonces avec le texte suivant (date 30.XII.) : UMMO Les intéressés écrivent N.N. Domicile, téléphone comprenant vos nom, domicile et téléphone ou ceux de votre délégué pour cette question. Joignez les relations des points que nous désirons connaître : 1) Nombre de documents reçus à ce jour. Thèmes développés dans ces derniers. 2) Êtes-vous disposés à vendre les originaux ? Dans ce cas, donner prix et conditions. 3) Possédez-vous une des capsules abandonnées au cours des deux atterrissages, comme le montre la photographie prise par un autre citoyen espagnol ? 4) Je joins un fragment de texte avec le sceau original qui est imprimé sur les documents comme contre-seing. Pouvez-vous confirmer que vos documents possèdent un sceau similaire ou d'un autre ordre ? 5) Pourriez-vous identifier la jeune fille qui figure sur la photographie jointe (je désire adresse et nom de famille). Nous croyons qu'elle vit… par la route de l'Estramadour. Est-elle membre de votre association ? J'insiste : vous et les membres qui reçoivent les documents doivent penser à l'opportunité d'annuler les séances publiques qui n'apportent pas de bénéfices, enfreignent un scepticisme naturel et expriment un manque de maturité. Vous êtes intelligents et comprendrez évidemment. Un salut attentionné. Fdo. Henri Dagousset --- Notre très estimé monsieur, Nous avons été informé par l'intermédiaire d'un de nos collègues de votre lettre à un compatriote étudiant les UFO. Les nouvelles que vous y avez jointes concernaient certains OUMMOMAN avec qui vous avez établi des relations. Je (NdT: "Me") suis Secrétaire d'un club privé de compatriotes spécialisés dans des disciplines variées de Philosophie, Science Physique, Anthropologie, Mathématique, chirurgie... Notre première entrevue eut lieu de façon singulière avec notre président, spécialiste d'Astrophysique, auteur d'oeuvres sur les "quasars" et les "novae" qui était assis dans une boite de nuit avec son épouse, une serveuse lui remit une enveloppe très volumineuse. L'étude de son contenu lui a servi pour la composition d'un de ses textes sur les "étoiles novae" et, de plus, il contenait une histoire qu'il jugea fantaisiste, car les signataires s'autonommaient OUMMOMAN et relataient leur descente dans la vieille Europe, dans les Basses-Alpes françaises, vers l'année 1950. Les longues lettres devinrent plus fréquentes et pas seulement à notre président, en invitant ensuite plusieurs d'entre nous à nous réunir en sessions périodiques et à discuter leurs rapports. Les OUMMOMAN nous ont offert des témoignages et aujourd'hui c'est un fait avéré pour nous. Je vous joins une page de leurs écrits, toutes les autres portent un sceau identifiant. Nous possédons des copies photostatiques de toutes. De plus, ils nous ont commandé de ne pas nous faire connaître, mais nous avons été surpris au vu de vos références, car nous n'attendions pas une telle information d'Espagne. Nous pensons que vous avez agi avec trop peu de prudence en informant nos compatriotes, car cela peut nous causer des préjudices s'ils interdisent de nouveaux contacts provisoirement rompus à ce jour, et nous vous demandons de ne plus écrire avec de nouvelles références à nos compatriotes qui ignorent cette transcendance. J'espère revenir un jour dans votre beau pays que j'ai connu pendant votre Guerre Civile. Je militais dans les Brigades Internationales qui ont aidé l'héroïque peuple de Madrid. Je connais vos belles avenues et j'espère que Argueyas et Carabanchel ont pu être reconstruits après ces jours funestes. Nous prenons note de votre adresse pour établir dans un futur immédiat une alliance dans cette passionnante affaire. Salut, monsieur. --- Mon cher monsieur, Le vendredi 12 décembre de l'an passé, vous avez reçu une lettre signée par notre bon ami Henri Dagousset de nationalité belge appartenant à une commission française très récemment formée. Je me trouvais cette nuit parmi les assistants et j'ai naturellement pris bonne note des commentaires prodigués et, bien sûr, de vos observations adressées à notre commission. Je suis espagnol et mes relations avec elle datent du 31 août passé à la suite de la parution dans le journal Pueblo d'un article parlant de capsules trouvées sur la route de Boadilla del Monte provenant d'un atterrissage d'ovni à une date antérieure. Les deux séances auxquelles j'ai assisté jusqu'à aujourd'hui au café Léon m'ont fourni des données suffisantes pour me former un tableau provisoire de la position du groupe. Je crois que le jugement émis par vous le concernant est assez équilibré. Je ne peux comprendre comment jusqu'à présent une affaire de cette nature a pu être traitée par vous tous avec frivolité transformant ce qui aurait dû être l'objet d'une analyse mature en objet de critiques et commentaires par des personnes absolument pas préparées. Quand j'ai reçu les premiers documents dactylographiés après une singulière conversation téléphonique (mieux dit, deux, puisque à la première je me vis obligé de raccrocher l'écouteur ayant cru à une vulgaire plaisanterie d'un familier) et me suis aperçu de l'intérêt qu'ils revêtaient (le premier traitait d'une méthode de détection des neutrinos de haute énergie, provenant de processus de synthèse nucléaire dans des radioétoiles, par le contrôle des muons générés) et que des semaines après se sont succédées études sur études, j'ai vérifié au Conseil supérieur de recherches scientifiques qu'il n'existait pas de précédents ni de références identiques dans les index des thèses académiques et, après quelques consultations secrètes avec mes collègues, je me suis décidé à démarrer une étude sérieuse sur la source réelle de ces documents. Naturellement, j'ai repoussé avec une méfiance marquée l'hypothèse que les expéditeurs soient, comme ils se nomment, des explorateurs d'une fantastique planète appelée OUMMO. Sur ce point j'étais d'accord avec une de mes premières interprétations et en total désaccord avec M. Dagousset et une partie des autres membres de cette commission. Au cours de ma récente visite à Paris, j'ai pu examiner l'ensemble des dispositifs, documents et accessoires étranges obtenus jusqu'à maintenant par mes collègues français, incluses deux capsules recueillies à Boadilla del Monte (près du quartier de Santa Monica). Je reconnais noblement que la technologie de ces dispositifs et échantillons transcende évidemment les techniques que nous sommes habitués à utiliser dans les divers domaines d'ingénierie industrielle, chimique, électronique, etc. Selon mon modeste critère, pourtant, l'existence de ces preuves ne constitue pas un argument absolument définitif qui avalise la fantastique interprétation et le témoignage de ces individus qui se cachent inexplicablement dans l'ombre. Naturellement la réserve de ces messieurs devant une masse sociale manquant de toute formation me paraît valable. Mais, il n'est pas si simple de réfuter mon argument et nos mystérieux correspondants n'ont rien à craindre de la minorité d'intellectuels et de techniciens avec qui ils pourraient établir des relations moins ésotériques, moins secrètes. Tout cela est pourtant si rempli de notes confuses, qu'à mon modeste entendement, il est dangereux, tant de se rallier en faveur de l'enthousiasme de mes respectables et admirables collègues français, que de repousser frivolement la possibilité que nous nous trouvions cette fois devant un vrai contact avec des civilisations extraplanétaires. Vous, M. Peña, invoquiez à la réunion à laquelle nous faisons référence la nécessité de s'en tenir dans ce cas aux critères strictement scientifiques. Bien que votre attitude me paraisse très sensée, [je suis] en désaccord complet avec votre opinion que, dans le cas qui nous occupe, je juge excessivement naïve. Non parce que comme professionnel, je rejette les évaluations de la méthode scientifique. Précisément dans le paragraphe précédent j'ai mis l'accent sur le fait que l'affaire Oummo, comme la nomme notre commission, souffre d'insuffisance de preuves due précisément à l'attitude inhibitrice de nos mystérieux communicants. Non que le problème soit à mon jugement insoluble par voie scientifique, mais nécessairement par la carence de données fiables se référant à la descente de ces hypothétiques voyageurs. Mais, si l'accès à la solution définitive nous préoccupe sérieusement, l'unique voie pour débrouiller la gamme des inconnues nous sera apportée sans doute par une action concertée des divers scientifiques des trois pays (mise à part l'Espagne) qui jusqu'à maintenant ont adhéré à ce comité d'investigation français : France, Angleterre et Australie. Cette action selon mon opinion doit se passer sur le plan d'une investigation quasi policière dirions-nous, bien que pour le moment nous marginalisons la collaboration de l'administration d'état qui actuellement n'a pas pris, à ce que nous sachions, conscience de cette affaire dans aucun des pays cités. Jusqu'à aujourd'hui, je croyais de bonne foi être l'unique destinataire des rapports de ce Déi-98 (comme signe l'étrange communicant) en Espagne. La découverte de votre association, grâce à mes amis français, me remplit d'étonnement. Ainsi comme j'ai été informé que le directeur fondateur, M. Fernando Sesma Manzano, a publié un amalgame d'écrits et les a adressés à diverses publications périodiques à caractère de vulgarisation populaire et un texte de compilation, dont un des exemplaires a servi à la commission pour vous identifier.